Quiz : Défaillances du numérique
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Sur quoi se basent les algorithmes pour appliquer des règles mathématiques et calculer le montant de vos allocations ou prestations ?
Que se passe-t-il si un écart de données dépasse la « marge de tolérance » programmée dans l'algorithme ?
Les algorithmes de calcul sont parfaitement adaptés pour gérer les dossiers avec des situations humaines, personnelles et professionnelles, très complexes.
☐ Vrai ☐ Faux
Pourquoi la situation réelle d'un couple séparé vivant sous le même toit ou ayant un rythme de garde atypique bloque-t-elle l'algorithme ?
Quelle est la première étape simplifiée du fonctionnement d'un algorithme de calcul de droits ?
Qu'appelle-t-on l'« effet yo-yo » pour un allocataire aux revenus instables ou ayant plusieurs statuts ?
Lorsque le système informatique principal met plusieurs mois à enregistrer un changement de situation, l'algorithme continue ses calculs avec les anciennes informations.
☐ Vrai ☐ Faux
À quoi est due l'instabilité des systèmes informatiques des administrations sociales ?
Les erreurs de calcul des prestations sociales sont systématiquement de la responsabilité de l'allocataire.
☐ Vrai ☐ Faux
Si un algorithme a calculé vos prestations, quelle est l'obligation de l'administration ?
droitsnumeriques.fr — un site du collectif Changer de Cap. Écrivez-nous :
Sur quoi se basent les algorithmes pour appliquer des règles mathématiques et calculer le montant de vos allocations ou prestations ?
Réponse : Sur des informations, ou données, sur l'usager.
Les algorithmes utilisent des données sur votre situation personnelle et professionnelle, en fonction du calcul à réaliser.
Que se passe-t-il si un écart de données dépasse la « marge de tolérance » programmée dans l'algorithme ?
Réponse : L'algorithme passe en mode Alerte et suspend le traitement.
Une marge de tolérance, notamment sur les revenus, est retenue s'il existe un écart entre les données détenues par l'organisme et celles émanant d'autres administrations, comme les impôts. Lorsqu'elle est dépassée, le dossier apparaît sur l'écran d'un agent pour un traitement manuel.
Les algorithmes de calcul sont parfaitement adaptés pour gérer les dossiers avec des situations humaines, personnelles et professionnelles, très complexes.
Réponse : Faux.
Faux. Les règles mathématiques de ce type d'algorithmes sont simples, conçues pour des situations classiques et stables : « Vrai » ou « Faux », « En couple » ou « Célibataire », « Si… alors ». Les vies qui sortent des cases et les situations complexes ou mouvantes provoquent des blocages.
Pourquoi la situation réelle d'un couple séparé vivant sous le même toit ou ayant un rythme de garde atypique bloque-t-elle l'algorithme ?
Réponse : Parce que cela crée un « conflit de logique » par rapport aux options programmées.
L'algorithme est codé pour des situations classiques, comme la garde alternée à 50/50 ou la garde exclusive. Si vous êtes dans ce cas, cela ne signifie pas que votre dossier ne sera pas traité. Il le sera par un agent humain.
Quelle est la première étape simplifiée du fonctionnement d'un algorithme de calcul de droits ?
Réponse : La collecte et la vérification des données.
Les données comme les revenus et la situation familiale sont la matière première de l'algorithme de calcul. Collectées et vérifiées, elles alimentent l'algorithme afin que celui-ci procède aux calculs selon les règles établies. Cela signifie aussi qu'une toute petite erreur enraye l'ensemble du processus.
Qu'appelle-t-on l'« effet yo-yo » pour un allocataire aux revenus instables ou ayant plusieurs statuts ?
Réponse : Des recalculs incessants à chaque nouvelle information.
Les logiciels de transmission de données ne sont pas toujours synchronisés et les règles de réception des informations sur les revenus divergent selon que l'on est salarié, retraité ou indépendant. Lorsqu'il reçoit une nouvelle information, l'algorithme recalcule les droits, créant une insécurité financière.
Lorsque le système informatique principal met plusieurs mois à enregistrer un changement de situation, l'algorithme continue ses calculs avec les anciennes informations.
Réponse : Vrai.
Vrai. En raison de l'absence de synchronisation immédiate, l'algorithme utilise les données disponibles, même si elles sont dépassées. Le calcul « à retardement » provoque des changements de résultats et en particulier des indus, ou trop-perçus.
À quoi est due l'instabilité des systèmes informatiques des administrations sociales ?
Réponse : L'accumulation de surcouches de codes, de patchs et de correctifs sur un noyau datant des années 90.
Certains systèmes datent des années 1990, ils ont été programmés avec un langage informatique qui n'est même plus compris aujourd'hui sans documentation. Ils ont été complétés progressivement par de nouvelles couches de logiciels, de correctifs ou de bouts de code. Cette ancienneté complique le fonctionnement des systèmes informatiques créant une « dette technique ».
Les erreurs de calcul des prestations sociales sont systématiquement de la responsabilité de l'allocataire.
Réponse : Faux.
Faux. Les erreurs peuvent venir des employeurs, mais aussi des administrations. Des données erronées ou les défaillances techniques des algorithmes provoquent des erreurs. Cela dit, c'est toujours l'allocataire qui rembourse !
Si un algorithme a calculé vos prestations, quelle est l'obligation de l'administration ?
Réponse : Fournir les données utilisées et la formule mathématique dans un langage compréhensible.
Sur simple demande, l'administration doit vous expliquer de manière transparente et compréhensible comment elle est parvenue au résultat du calcul. C'est le droit à l'explication, imposé par le Code des relations entre le public et l'administration. Le courrier vous notifiant vos droits ou l'absence de droits doit aussi faire mention du traitement par algorithme, sous peine de nullité.
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